Mardi 29 avril 2008
La procrastination désigne la tendance psychologique à tout remettre au lendemain. Ceci est à peu près ce qui peut définir pourquoi pendant plus d'un mois ce blog n'a plus été mis à jour. Désolé à
tous mes lecteurs. Je vais essayer de me rattraper, promis.
Chapitre 8
En un mois, il s'est passé certaines choses intéréssantes. J'ai encore plus découvert le Québec et ce que les québécois ont l'habitude de faire.
Un de mes meilleurs souvenirs restera d'ailleurs, le traineau à chiens. Déjà, dès le départ, un taxi vient nous chercher et nous emmène sur les lieux...et là, c'est la surprise, le choc, le top, on se retrouve face à une sorte de grand espace où se trouvent plusieurs niches ayant chacune un chien attaché à celle-ci. Y a pas photo(enfin si), ce sont de belles bêtes, quand on fixe les yeux de certains de ces chiens, on se demande s'ils sont "réels". Il s'agit d'animaux de toute beauté et étant emplis d'affectuosité à rabord envers l'homme( je ne compte pas les chiens qui ont voulu se libérer de leurs chaînes pour me sauter dessus. Mais le plus mignon restait à venir ; on nous amena 2 chiots. Ils ont fait l'unanimité, tout le monde a craqué, tout le monde a fondu pour leurs frimousses. D'ailleurs personne n'entendit la phrase à répétition d'un corse au Québec " Comme ils sont maccu, comme ils sont maccu...etc". Après ces moment de gatouillerie, il est temps d'écouter les conseils des moniteurs pour conduire le traineau. Le tout étant organisé en groupes de deux et en plus étant donné que nous étions un chiffre impair. Il fallait que quelqu'un choisisse d'aller seul sur un traineau avec un moniteur. Je me suis dévoué car comme d'habitude, n'ayant pas saisi toutes les instructions, j'eus prévu le coup ! En quelques minutes, j'appris à maîtriser la conduite de traineau et le moniteur me laissa la place. On n'imagine pas comme ça, mais c'est brigrement crevant. Le parcours s'étendant sur 20 kilomètres, dura à peu près 2 heures. Les chiens étaient crevés et les conducteurs aussi. Ce fut aussi l'occasion de découvrir des paysages inaccessibles autrement que par traineau : une Beauté que ne renierait pas les plus grands philosophes lancés dans des thèses sur l'Art.
Quelques jours après cet évènement, une nouvelle coloc, Marine, arriva, nous sommes 5 sous le même toit. Promiscuité? que nenni! La neige commence à fondre, c'est le début de la 2ème partie du voyage car le Québec sans ses 500 et quelques centimètres de neige est un autre Québec. Cela dit, ça prend du temps.
A partir de mi-Avril, j'ai enfin un collègue stagiaire qui débarque à POPcliQ, je me sens soudainement moins seul surtout dans une période où on peut dire que je déborde de travail...ne cherchez pas l'ironie...c'en est effectivement.
Dès la semaine de son arrivée, nous nous mettons d'accord pour aller à l'Université voir une pièce de théâtre peu ordinaire dont voici le principe :
2équipes se battent en duel sur une sorte de ring similaire à ceux utilisés pour la boxe. Un arbitre à chaque manche énonce des règles que les équipes doivent respecter. Par exemple : Titre "Soirée d'élection" ; tous ensemble, pas de limite au niveau du langage(on peut être obligé de parler sur un ton poétique), 4 minutes 30. A chaque fois, chacune des équipes a droit à 15 secondes pour préparer ce qu'ils vont dire, sachant pertinemment que dans les manches où les 2 équipes doivent cohabiter pour former une seule histoire, le risque est de ne pas pouvoir faire ce que l'on mijoté pendant les 15 secondes...
Comment? Vous n'avez toujours pas compris? Il s'agit d'improvisation totale, nous sommes à la finale de la Ligue Universitaire d'Improvisation(LUI), à l'Université Laval, et ce soir les Piques affrontent les Coeurs(les Trèfles et les Carreaux ayant perdu dans les manches précédentes auxquelles je n'ai pas assisté). L'imagination est de mise : il faut être créatif et pas manchot pour gagner.
Autre originalité de l'évènement : dès que l'on rentre dans la salle aménagé spécialement pour l'occasion, on nous remet 2 cartons, chacun aux couleurs d'une équipe qui joue le soir même. A chaque fin de round, on lève le carton pour choisir ceux qui ont joué le mieux. Le public choisit ses gagnants.
Dernière surprise pour ma part : les jeunes ici ont vraiment la possibilité de se prendre en main, le staff n'était autre que les équipes précédemment disqualifiés(à part les arbitres dans un soucis d'équité, mais ce sont des étudiants aussi). En gros, il n'y avait aucun professeur ou superviseurs de l'Université pour gérer tout ça. Petite note(de musique) drôle, un groupe de musique ( des étudiants aussi) se nommant le Joker Band joue de la musique aléatoirement selon les pièces tout en essayant de suivre les acteurs : ce n'est pas facile du tout ! La remise des trophées s'est passée dans l'euphorie générale. Officiellement, ce sont les piques les vainqueurs, officieusement tout le monde a gagné, preuve que le tout était dans un esprit "sport". Après cette soirée, je ne peux m'empêcher de penser à voix haute "Chapeau les gars".
La neige a déjà bien fondu, le temps se radoucit bien qu'étant toujours un peu frais. Bientôt les tas de neige feront place aux grandes étendues vertes.
C'est d'ailleurs, à cause de ce réchauffement que le CEGEP de Lévis-Lauzon(Cf.chapitre 1) organisa à la hâte la visite d'une cabane à sucre pour tous les étudiants français. L'occasion de voir du monde et surtout mes collègues SRCiens de Corse. Après une visite guidée du CEGEP(plus approfondie que la première fois), nous partons pour la mairie de Lévis Lauzon où nous attend un buffet et un discours organisé par les conseillers municipaux. Après le discours, c'est l'occasion de faire un constat des plus agréables, Gilles(mon collègue à POPcliQ et celui qui m'a accompagné voir la LUI), mes SRCs, mes colocataires(Bélinda en moins) sont présents. J'ai plusieurs groupes que je connais, sensation agréable, je peux me la jouer "People". Bientôt la couverture de Voici ! N'éxagérons rien...
La cabane à sucre nous accueille pour le souper(costaud, que ce soit dit). Nous en découvrons le principe entretemps, on y prélève avec des tuyaux plantés dans les érabliers, leur sève pour en former...du sirop d'érable...Merci Gilles pour avoir pris le rôle de Dame Nature et avoir pris en pitié ces pauvres arbres auxquels on enlève la sève à la chaîne. Après un petit tour en calèche et une découverte des ronds points da la préhistoire, ous goutons la tire. La tire : on prend du sirop d'érable chaud que l'on verse sur de la neige, après ça, il faut avec un batonnet réussir à enrouler autour de celui-ci et...se régaler(mais bouah ce que c'est sucré!).
Pour finir la soirée, un petit babyfoot au pub de l'université Laval nous aide à décompresser et à digérer(j'ai mis 24H pour digérer perso...). L'occasion encore de constater que ce campus est une ville dans la ville de Québec City. C'est Colossal...prochainement les photos du campus !
Voilà un tour d'horizon de tout ce qui a pu se passer pendant la fin Mars et pendant tout le mois d'Avril. Je vous promets de mettre à jour plus régulièrement le blog. A vous les studios !
Chapitre 8
En un mois, il s'est passé certaines choses intéréssantes. J'ai encore plus découvert le Québec et ce que les québécois ont l'habitude de faire.
Un de mes meilleurs souvenirs restera d'ailleurs, le traineau à chiens. Déjà, dès le départ, un taxi vient nous chercher et nous emmène sur les lieux...et là, c'est la surprise, le choc, le top, on se retrouve face à une sorte de grand espace où se trouvent plusieurs niches ayant chacune un chien attaché à celle-ci. Y a pas photo(enfin si), ce sont de belles bêtes, quand on fixe les yeux de certains de ces chiens, on se demande s'ils sont "réels". Il s'agit d'animaux de toute beauté et étant emplis d'affectuosité à rabord envers l'homme( je ne compte pas les chiens qui ont voulu se libérer de leurs chaînes pour me sauter dessus. Mais le plus mignon restait à venir ; on nous amena 2 chiots. Ils ont fait l'unanimité, tout le monde a craqué, tout le monde a fondu pour leurs frimousses. D'ailleurs personne n'entendit la phrase à répétition d'un corse au Québec " Comme ils sont maccu, comme ils sont maccu...etc". Après ces moment de gatouillerie, il est temps d'écouter les conseils des moniteurs pour conduire le traineau. Le tout étant organisé en groupes de deux et en plus étant donné que nous étions un chiffre impair. Il fallait que quelqu'un choisisse d'aller seul sur un traineau avec un moniteur. Je me suis dévoué car comme d'habitude, n'ayant pas saisi toutes les instructions, j'eus prévu le coup ! En quelques minutes, j'appris à maîtriser la conduite de traineau et le moniteur me laissa la place. On n'imagine pas comme ça, mais c'est brigrement crevant. Le parcours s'étendant sur 20 kilomètres, dura à peu près 2 heures. Les chiens étaient crevés et les conducteurs aussi. Ce fut aussi l'occasion de découvrir des paysages inaccessibles autrement que par traineau : une Beauté que ne renierait pas les plus grands philosophes lancés dans des thèses sur l'Art.
Quelques jours après cet évènement, une nouvelle coloc, Marine, arriva, nous sommes 5 sous le même toit. Promiscuité? que nenni! La neige commence à fondre, c'est le début de la 2ème partie du voyage car le Québec sans ses 500 et quelques centimètres de neige est un autre Québec. Cela dit, ça prend du temps.
A partir de mi-Avril, j'ai enfin un collègue stagiaire qui débarque à POPcliQ, je me sens soudainement moins seul surtout dans une période où on peut dire que je déborde de travail...ne cherchez pas l'ironie...c'en est effectivement.
Dès la semaine de son arrivée, nous nous mettons d'accord pour aller à l'Université voir une pièce de théâtre peu ordinaire dont voici le principe :
2équipes se battent en duel sur une sorte de ring similaire à ceux utilisés pour la boxe. Un arbitre à chaque manche énonce des règles que les équipes doivent respecter. Par exemple : Titre "Soirée d'élection" ; tous ensemble, pas de limite au niveau du langage(on peut être obligé de parler sur un ton poétique), 4 minutes 30. A chaque fois, chacune des équipes a droit à 15 secondes pour préparer ce qu'ils vont dire, sachant pertinemment que dans les manches où les 2 équipes doivent cohabiter pour former une seule histoire, le risque est de ne pas pouvoir faire ce que l'on mijoté pendant les 15 secondes...
Comment? Vous n'avez toujours pas compris? Il s'agit d'improvisation totale, nous sommes à la finale de la Ligue Universitaire d'Improvisation(LUI), à l'Université Laval, et ce soir les Piques affrontent les Coeurs(les Trèfles et les Carreaux ayant perdu dans les manches précédentes auxquelles je n'ai pas assisté). L'imagination est de mise : il faut être créatif et pas manchot pour gagner.
Autre originalité de l'évènement : dès que l'on rentre dans la salle aménagé spécialement pour l'occasion, on nous remet 2 cartons, chacun aux couleurs d'une équipe qui joue le soir même. A chaque fin de round, on lève le carton pour choisir ceux qui ont joué le mieux. Le public choisit ses gagnants.
Dernière surprise pour ma part : les jeunes ici ont vraiment la possibilité de se prendre en main, le staff n'était autre que les équipes précédemment disqualifiés(à part les arbitres dans un soucis d'équité, mais ce sont des étudiants aussi). En gros, il n'y avait aucun professeur ou superviseurs de l'Université pour gérer tout ça. Petite note(de musique) drôle, un groupe de musique ( des étudiants aussi) se nommant le Joker Band joue de la musique aléatoirement selon les pièces tout en essayant de suivre les acteurs : ce n'est pas facile du tout ! La remise des trophées s'est passée dans l'euphorie générale. Officiellement, ce sont les piques les vainqueurs, officieusement tout le monde a gagné, preuve que le tout était dans un esprit "sport". Après cette soirée, je ne peux m'empêcher de penser à voix haute "Chapeau les gars".
La neige a déjà bien fondu, le temps se radoucit bien qu'étant toujours un peu frais. Bientôt les tas de neige feront place aux grandes étendues vertes.
C'est d'ailleurs, à cause de ce réchauffement que le CEGEP de Lévis-Lauzon(Cf.chapitre 1) organisa à la hâte la visite d'une cabane à sucre pour tous les étudiants français. L'occasion de voir du monde et surtout mes collègues SRCiens de Corse. Après une visite guidée du CEGEP(plus approfondie que la première fois), nous partons pour la mairie de Lévis Lauzon où nous attend un buffet et un discours organisé par les conseillers municipaux. Après le discours, c'est l'occasion de faire un constat des plus agréables, Gilles(mon collègue à POPcliQ et celui qui m'a accompagné voir la LUI), mes SRCs, mes colocataires(Bélinda en moins) sont présents. J'ai plusieurs groupes que je connais, sensation agréable, je peux me la jouer "People". Bientôt la couverture de Voici ! N'éxagérons rien...
La cabane à sucre nous accueille pour le souper(costaud, que ce soit dit). Nous en découvrons le principe entretemps, on y prélève avec des tuyaux plantés dans les érabliers, leur sève pour en former...du sirop d'érable...Merci Gilles pour avoir pris le rôle de Dame Nature et avoir pris en pitié ces pauvres arbres auxquels on enlève la sève à la chaîne. Après un petit tour en calèche et une découverte des ronds points da la préhistoire, ous goutons la tire. La tire : on prend du sirop d'érable chaud que l'on verse sur de la neige, après ça, il faut avec un batonnet réussir à enrouler autour de celui-ci et...se régaler(mais bouah ce que c'est sucré!).
Pour finir la soirée, un petit babyfoot au pub de l'université Laval nous aide à décompresser et à digérer(j'ai mis 24H pour digérer perso...). L'occasion encore de constater que ce campus est une ville dans la ville de Québec City. C'est Colossal...prochainement les photos du campus !
Voilà un tour d'horizon de tout ce qui a pu se passer pendant la fin Mars et pendant tout le mois d'Avril. Je vous promets de mettre à jour plus régulièrement le blog. A vous les studios !